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L'Ouragan Martin, 27 décembre 1999

Article écrit le 15 janvier 2000


SOMMAIRE

Une route, à la forêt de la Braconne, près de  Angoulême.- Un désastre difficilement imaginable
- La tempête en quelques chiffres
- Un véritable déchirement
- Des sites web consacrés à la tempête
- Une échelle de gravité
- Les sentiers de découverte de Boisbreteau


Les pins cassés sur le sentier des Engoulevents, chez Dorgis.La date du 27 décembre 1999 restera marquée dans l'histoire de notre commune et dans l'histoire de France comme le jour de l'ouragan du 2ème millénaire. Pour retrouver des récits historiques de tempêtes d'une ampleur comparable, il faut remonter plusieurs centaines d'année en arrière.

Un désastre difficilement imaginable :

On ne peut mesurer l'ampleur du désastre qu'en allant se rendre compte sur place, à la campagne, devant une forêt détruite. A certains endroits, on a une véritable vision d'apocalypse. Les photos et les images vidéo ne rendent pas bien compte de la réalité. Sur une photo, on ne voit que deux ou trois arbres déracinés. Mais il faut bien imaginer que tout autour de vous et à perte de vue, ce sont des milliers d'arbres qui sont par terre. Si vous ne l'avez pas encore fait, allez vous rendre compte sur place...Sommaire

La tempête en quelques chiffres :

Plus de 300 millions d'arbres abattus (source ONF).
Plus de 90% des arbres abattus par endroit.
Un nombre d'arbres abattus équivalent à 5 ou 10 ans d'exploitation forestière.
Près du tiers de la France touché.
Près de 60 morts.
Plusieurs millions de foyers privés d'électricité et de téléphone pendant plus d'une semaine.
Plus de 16 milliards de francs de dégâts (estimations officielles).
De gros problèmes de stockage et un risque de crise de la filière bois pour les 10 ans à venir.
Sommaire

Les sites web consacrés à la tempête :

Un véritable déchirement :

Il faudra plus de 50 ans pour retrouver une forêt d'aspect comparable à celle d'avant la tempête. Mais un grand nombre d'arbres plusieurs fois centenaires, des arbres qui ont vu la révolution, ont disparus pour nous et pour notre descendance. Un arbre, c'est un être vivant qui rassure par sa sérénité et c'est aussi un monument historique. Une cathédrale écroulée, ce n'est pas grave, on peut la reconstruire. Un chêne de 300 ou 400 ans, on ne peut pas ! C'est un déchirement pour un grand nombre d'agriculteurs qui font tout pour conserver leurs vieux arbres, et pour tous les amoureux des arbres et de la forêt.Sommaire

Une échelle de gravité
(Proposition sur une échelle de 0 à 100000) :

  • Bogue de l'an 2000 : 0 (Vaste couillonade)
  • Fêtes du 3ème millénaire : 1 (On verra cela le 1 janvier 2001, pour l'instant, couillonade commerciale !)
  • Marée noire du pétrolier ERIKA : 100 (plus de 10 ans avant de voir disparaître les effets)
  • Ouragan de décembre 1999 : 10000 (plus de 100, voire 300ans avant de retrouver une forêt digne de ce nom)
  • Inondations du Venezuela : 100000 (Des milliers de morts et de sans abris).Sommaire

Les sentiers de découverte de Boisbreteau :

Sur les sentiers de Boisbreteau, les dégâts sont considérables. Une grande partie des sentiers se déroule en forêt.

Le sentier des Cistudes à Boisbreteau.L'entrée du Sentier des Cistudes n'est plus qu'un vaste enchevêtrement de chênes abattus dont plusieurs ont plus de 150 ans. La partie du sentier qui emprunte le pare-feu est totalement obstruée sur plus de 500m par les pins maritimes. Plus de 90% de ces arbres qui avaient une vingtaine d'années sont tombés.

Sur le Sentier des Rapaces, la partie qui passe dans le par-feu est inaccessible. Au croisement Venet/Le Plessis, Les dégâts sont énormes. Pratiquement tous les vieux chênes et les vieux pins se sont écroulés. Beaucoup étaient plus que centenaire. Nous savons que le propriétaire de ces arbres était très attaché à eux.

Par endroit, la forêt n'est plus qu'un enchevêtrement d'arbres cassés et déracinés.Le Sentier des Engoulevents est totalement bouché par les grands pins dans la zone du pare-feu.

De même, le Sentier des Cervidés est inaccessible dans sa partie qui longe la zone est du parc animalier. Le chemin du Prêtre n'est qu'un enchevêtrement d'arbres.
Nous ne sommes pas encore allés sur le sentier des terres blanches, dans la vallée de la motte, mais il doit être bouché comme tous les chemins forestiers.

A l'étang des moines, dans le bourg de Boisbreteau, trois des gros chênes sont tombés.

Il faut nous rendre à l'évidence. La commune est sinistrée. Plus de 90% des arbres par endroit sont abattus. La plupart des pins de plus de 30 ans sont cassés à mi-hauteur ou déracinés. Un grand nombre de chênes sont déracinés. Il faudra des milliers d'heures de travail pour déblayer les forêts. Il faudra peut être plus d'une année avant que certains sentiers soient à nouveau accessibles.

Les paysages ne seront plus comme avant ! ...Sommaire

JL Guédon
le 15 janvier 2000.

Suivez le guide :
L'histoire des sentiers

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Beaucoup de vieux chênes sont tombés.

L'arbre n'a pas cassé, alors c'est son énorme souche qui s'est levée de terre ! Ce pin maritime avait sans doute plus de 150 ans...

La forêt de la Braconne près de Angoulême est détruite à plus de 90% par endroits.

Il y avait ici une belle forêt de vieux chênes, à Guizengeard, sur la route de Brossac.

L'ouragan a plaqué au sol la plupart des arbres dans les plantations de pins maritimes, comme ici sur le par-feu du sentier des Cistudes, à Boisbreteau.

A la forêt de la Braconne, c'est une véritable hécatombe parmi  les chênes.


L'étang des Moines à Boisbreteau : Quatre gros chênes sont tombés.

Près du sentier des Cistudes, non loin de Boismenu, les grands pins sont pratiquement tous cassés ou déracinés.

Au coisement Venet/Le Plessis, sur le sentier des Rapaces,  pratiquement tous les vieux chênes sont tombés.

Il y avait ici un bois relativement épais de grands pins et de gros chênes...




©2000 - Groupe Randonnée de Boisbreteau -
Photos G. Guédon et JL. Guédon